Résumé

Un mauvais comportement alimentaire peut entraîner un affaiblissement de l’immunité, une sensibilité accrue aux maladies, un retard de développement physique et mental et une baisse de productivité.

L’alimentation et l’état nutritionnel participent de façon essentielle au développement et à l’expression clinique des maladies qui sont aujourd’hui les plus répandues:

 Les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, AVC...)

 Les tumeurs malignes : une consommation excessive en viande rouge et charcuterie augmente le risque de cancer du côlon et du rectum et les boissons alcoolisées augmentent quant à elles le risque de cancer de la bouche, pharynx, larynx, oesophage, côlon-rectum chez l’homme et du sein.

 L’ostéoporose

 Le diabète

 L’hypercholestérolémie.

 

Une consommation suffisante en fruits et légumes, en aliments riches en glucides complexes ou en fibres, ainsi qu’une limitation de la consommation de certains nutriments comme les acides gras saturés ou les glucides simples, sont souvent considérées comme des facteurs protecteurs associés à une réduction de ces maladies et au maintien d’un poids favorable à la santé.

Autre désordre métabolique lié à l’alimentation : la dénutrition. Source de nombreux déficits, la dénutrition a des conséquences fonctionnelles à l’origine de pathologies comme l’ostéoporose, ou la sarcopénie.

Par ailleurs, une alimentation suffisante, équilibrée et diversifiée est nécessaire à la croissance, au maintien de l’immunité, à la fertilité (les études épidémiologiques retrouvent une relation dose-effet entre l’indice de masse corporelle et l’hypofertilité masculine) ou encore au vieillissement réussi (performances cognitives, entretien de la masse musculaire, lutte contre les infections…).

L’OMS estime que 25,2 % de la mortalité totale dans le monde est attribuable à une combinaison de facteurs de risque d’origine nutritionnelle, chacun représentant une part importante à lui seul de cette mortalité : hypertension artérielle (16,8 %), surpoids et obésité (8,4 %), sédentarité (7,7 %), glycémie élevée (7 %), cholestérol élevé (5,8 %) et apports faibles en fruits et légumes (2,5 %)